Les Plumes chez Émilie [21-11]

Petit jeu d’écriture proposé par Emilie Berd.

Le thème proposé pour la collecte de mots est le suivant : Monstre

Les mots sont donc : Gentil – Apparence – Poésie – Cachalot – Insolite – Frisson – Prier – Courir – Se cacher – Pingouin (en option) – Youpi – Démon – Danger – Détecter.

  Pour vous mes acolytes
                            Une  histoire insolite

                            Sans plus de garantie
                    Au rayon poésie

                           Je pars vous détecter
                              Un démon sans danger

                     Il est plutôt gentil
                      Pas besoin de fusil

                              Après quelques frissons
                                Quelques bulles de savon

                                Échappées d'un pingouin
                              Tout juste un peu taquin

                          Ou bien d'un cachalot
                         Retenant ses sanglots

                           Malgré les apparences
                             Et plusieurs turbulences

                         Vous irez vous cacher
                        Dans le supermarché

                       Surtout ne pas courir
                            Et encore moins s'enfuir

                          Ne vous faites pas prier
                Ni même dévorer

                   Youpi c'est terminé
                   Merci d'en rigoler !


                                                                                                   

NB : Les 2 illustrations sont issues de Pinterest

Le pingouin : Illustration de Chris Chatterton

Le cachalot : Illustration Tracy Walker

Les plumes 21/10

Petit jeu d’écriture proposé par Emilie Berd.

Le thème proposé pour la collecte de mots est le suivant : Caravane

Les mots sont donc les suivants : Chien – Musique – Pliant – Découverte – Camper – Repasser – dormir – Nature – Soleil – Route – Nomade – Liberté – Feu – Forain – Froid

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Comme tous les lundis, c’était le marché à Louhans. Et, alors que le soleil déclinait, les camelots et les forains évacuaient la place. J’étais déjà passée et repassée plusieurs fois devant les déchets entassés, mais c’est en pliant mes cartons que je fis la découverte de ma vie.

Il était là, à peine plus grand que mes deux mains réunies, entrain de dormir en boule, une vieille ficelle autour du coup, frissonnant de froid. Quelqu’un l’avait manifestement abandonné là, au milieu des invendus et des végétaux abîmés.

De nature empathique, je ne pouvais décemment laisser ce jeune chien livré à une mort certaine. Délicatement, je l’enveloppais dans mon pull, le portant comme un précieux trésor. J’avais le feu aux joues tant je me sentais excitée par ma trouvaille.

J’entendais déjà la musique qu’on allait me jouer une fois rentrée à la maison, mais peu importe, j’étais comme habitée par un élan de liberté et rien ni personne n’allait me faire regretter mon geste.

Six ans ont passé et quand je vois Nomade camper là fièrement devant moi aujourd’hui, je n’ai aucun regret d’avoir croisé sa route et de l’avoir adopté !

Un tag abécédaire… Ça vous dit ?

Si ça inspire certains d’entre vous… Si vous avez un peu de temps devant vous… Lancez-vous !

C’est parti !

A, comme Amour pardi ! C’est calme plat depuis bien longtemps, même si je ne désespère pas de trouver un jour l’âme sœur ! J’ai besoin d’amour pour me sentir équilibrée de l’intérieur.

B, comme Bigoudis. Je me souviens quand j’étais enfant, de ma mère qui se collait ça sur la tête, en général le samedi soir, sans doute le seul soir qu’elle s’octroyait pour prendre soin d’elle tranquillement. Elle enroulait savamment chaque mèche autour d’un rouleau qui me faisait penser à des hérissons, qu’elle poignardait d’une aiguille en plastique pour que tout reste en place durant la nuit. Moi, j’observais du coin de l’œil, pensant intérieurement que j’avais de la chance d’avoir de jolies boucles naturelles, ce qui m’éviterait ce genre de cérémonial.

C, comme Coquelicot. J’aime cette fleur pour sa fragilité. Tu ne peux pas la cueillir sous peine d’une mort accélérée… Du coup, je la photographie et elle devient immortelle !

D, comme Dimanche. Pendant des années lumières, j’ai détesté ce jour. Petite, c’était synonyme de se lever tôt pour aller à la messe de 8h (l’horaire matinal arrangeait ma mère, d’autant qu’elle durait moins longtemps que celle de 10 h), plus tard, c’était la prise de conscience que le week-end avait une fin, surtout quand en plus il fallait partir pour l’internat soit le dimanche soir, soit trop tôt le lundi matin… Aujourd’hui, il m’agace moins, quoique !

E, comme Edith. C’est le prénom de ma fille. Son père et moi avions gardé le souvenir d’une nana à forte personnalité qui portait ce prénom, on a pas hésité… Elle le porte bien !

F, comme Famille. Pour moi, Famille rime avec complexité, difficultés relationnelles, amour, colère, mort, rassemblement, explosion… N’empêche qu’hier encore, je suis allée déjeuner avec mes grandes sœurs et on a bien rigolé !

G, comme Garçon. Des garçons ? J’en ai 2. Ils m’ont donné du fil à retordre quand ils sont entrés dans l’adolescence… Il a fallu des années pour que les choses se posent et redeviennent sereine. Ça fait bien 8 ans qu’ils ne perturbent plus mon sommeil ! L’amour fait mal parfois…

H, comme Arthur H. Je vous fais écouter une de mes chansons préférées

I, comme Imbécile heureux. « L’optimiste est un imbécile heureux. Le pessimiste, un imbécile malheureux. Vous pouvez très bien vous les représenter sous les traits de Laurel et Hardy. »

Georges Bernanos

J, comme Jardin. J’habite à la campagne dans mon village perdu et je n’ai pas de jardin. C’est un regret, mais c’est ainsi, on ne peut pas tout avoir et cette maison a su faire vibrer mon cœur ! C’est elle qui m’a choisie ! Mais j’ai tout de même 2 jolies terrasses et une courette avec plein de fleurs !

K, comme la 1ère lettre de mon nom de famille ! Si si ! Je m’appelle Marlabis K !

L, comme Liberté. Aucune allusion avec tout ce qui tourne autour du covid… Mais plutôt une pensée pour le peuple Afghan et tous les individus qui vivent ces situations insupportables et inhumaines…

M, comme Manger. Juste parce que c’est l’heure de préparer mon repas. Ce midi, merlan en papillote et galette de légume du soleil ! Juste de l’écrire, ça me donne faim… J’y vais et je reviens !

N, comme une évidence Newton

O, comme Octobre, mon mois de naissance, je suis scorpion. J’ai lu que le scorpion pouvait être entier, passionné, parfois difficile à vivre… Mince alors !

P, comme Paris. Depuis que ma fille habite à 30 km au sud de Paris, je n’y mets plus les pieds. Alors qu’avant covid j’y allais deux voir 3 fois dans l’année. Aujourd’hui, si je rends visite à ma fille, c’est pour la voir elle et sa famille et je n’imagine pas aller à Paris pour une journée expo ou safari photos sans aller chez ma fille. Du coup, j’y vais plus ! Paris intra-muros, je m’y rends en train, chez ma fille, en auto. C’est compliqué dans ma tête tout ça !

Q, comme Q, lettre que j’essaie de caser quand je joue au scrabble… QI, COQ, FAQ, QAT, QUI, QUE, QUI…

R, comme Rikiki, Ratafia, Rafistoler, Ratiboiser juste parce que j’aime bien leur sonorité.

S, comme Serpent. Figurez vous qu’hier, durant notre balade, nous avons fait une étrange rencontre… Au départ, j’avais juste remarqué cette tête qui sortait de l’herbe coupée. Sur le coup, j’ai pensé à un lézard… Le temps de dégainer mon téléphone….

En fait, c’était une couleuvre. Vous ne lui voyez que les fesses !

T, comme Téléphone. Ca, c’est une sacrée invention quand même. Ma génération a vécu sans, puis a connu les téléphones gris à cadrant, puis les beiges à touches, au fil du temps, il est devenu sans fils, puis portable et de plus en plus petit et de plus en plus plat. Sans lui, j’ai l’impression qu’il me manque quelque chose. Je téléphone un peu, j’envoie des sms nettement plus et j’utilise la visio ( ça c’est le top), l’internet à portée de mains, c’est génial et l’appareil photo intégré, une aubaine !!!

U, comme U. Il existe 1350 mots débutant par U me dit mon téléphone et je n’arrive pas à m’arrêter sur l’un d’eux… Ukulélé ? Je vous le fais en douceur…

V, comme Vacances. Je suis en train de grignoter ma 3ème semaine de congés d’été, celle qui sert à bricoler, se détendre et glander à la fois. Hier, j’ai rebouché 2 trous sur 4 avec un mortier à la chaux et des pierres. Il en reste 2, parce que je n’ai plus assez de pierres. Alors cet après midi, je vais aller en glaner dans les vignes. Il me reste une gouttière à poser et une planche à peindre et à fixer pour enjoliver un côté de mur…

W, comme The Walking dead. Cet été, j’ai visionné toute la série sur NF, c’est gore, mais je suis addict et j’attends avec impatience la 11ème et dernière saison sortie il y a quelques jours.

X, comme né sous X . Je trouve ça terrible, tant pour la maman qui met au monde que pour l’enfant qui ne sait pas qui il est. Ça laisse des traces à vie. C’est détestable.

Y, comme Yalta. C’était feu ma minette, récupérée à la SPA. Un amour de chat !

Z, comme Zazie. J’aime bien cette chanteuse, j’aime bien ses textes, j’aime bien le personnage qu’elle nous laisse à voir… Cette chanson m’a particulièrement accompagnée à un moment délicat de mon existence.

Les cloches sonnent 14h, il faut que j’y aille, j’ai des pierres à ramasser !

Et continuez à prendre soin de vous hein !

Je ne teul’fais pas dire!

*Ou Le Petit Monde de Marla

Trame piquée chez Mahie

Si ça vous dit…

Aujourd’hui je me sens : Les idées mélangées…

Ce matin la première personne à qui j’ai parlé une fois sortie de la maison : Personne. Même si je suis obligée de changer l’itinéraire de mes balades avec Newton pour cause d’hormones femelles dans l’air… Mais le pire, je crois que ça touche aussi les humains ! Bon, c’est le printemps quoi !

J’ai été super contente : d’avoir un 3ème devis pour changer un garde-corps sur ma terrasse, moitié moins cher que le second. Surtout que c’est pour exactement le même produit, qui vient de la même usine de production, mais juste posé par un autre artisan !

Ça m’a franchement énervée : D’avoir effacé volontairement un numéro de téléphone dans mes contacts (c’est récurent chez moi) et de le regretter amèrement (ça aussi c’est récurent…). Moralité, j’ai bien fait de l’effacer ! (parce que je me connais trop bien !)

Ma conversation/situation surréaliste de la semaine : Une conversation « intime » avec mon gynécologue… je vais passer les détails… Mais faut quand même que j’attende 10 jours les résultats de l’anapath 😦

Je suis grognon : Ça se sent tant que ça ?

Nan, mais franchement, tu trouves ça normal de/que : La flambée des prix et les risques de pénurie des matières premières dans le BTP ? Adieu réaménagement de ma grange… Ça va attendre un peu, ou un peu plus que peu !

C’est exquis de : dessiner sur des cailloux. Même si l’essor que cela prend au près des enfants et de leurs parents, gâche un peu le charme au final. Trop de cailloux tue le caillou…

Ça me rend extatique : Ben justement, plus rien… Faudrait que ça change ça !

En ce moment je lis : « Lait et miel  » de Rupi Kaur

« Voici le voyage d’une survie grâce à la poésie, voici mes larmes, ma sueur et mon sang de vingt et un ans, voici mon cœur dans tes mains, voici la blessure, l’amour, la rupture, la guérison. » Rupi Kaur.

Je dis « respect » à : Next !

Je ne résiste pas à : La dégustation d’une mousse au chocolat avec une toute petite cuillère ronde et douce sur la langue 🙂

J’vais t’dire une bonne chose : Ras le bol des artisans !

Dans ma bagnole je n’ai besoin de personne et j’écoute à fond :

La pensée hautement philosophique de la semaine : « Fini la limite des 10 kilomètres ! »

Je me taperais bien : un verre, un repas ou une nuit avec lui 😉

J’ai été raisonnable : Oui, puisque j’ai effacé le numéro de mes contacts !

Cette semaine pour la première fois j’ai : Next !

C’est bien la dernière fois que : je me laisse séduire de la sorte…

L’émission de tv, de radio, ou l’article de presse qui m’a le plus frappé cette semaine c’est : Next !

Plutôt que d’être assise à mon bureau, là tout de suite j’aimerais mieux : A rire et plaisanter avec lui de vives voix !

On ne le redira jamais assez, continuez de prendre soin de vous hein !

Je vous embrasse, toujours d’aussi loin !

En attendant, continuons à ronger notre os !

Les Plumes chez Emilie

Petit jeu d’écriture proposé par Emilie Berd.

Le thème proposé pour la collecte de mots est le suivant : Séparation

Voici les mots : Accompagner – Divorcer – Cloisonner – Maîtrise – Milieu – Enfant – Oubli – Rivière – Canalisation – Barrière – Distance – Liens – Rompre – Sourire – partager – Ornithorynque – Frontière – Filer – Femme.

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« Je me souviens… »

Il est de ces souvenirs qui ne s’oublient pas. De ces souvenirs qui flottent sur la frontière entre l’enfant et la femme que j’allais devenir.

Je me souviens encore de ce sourire que tu voulais toujours maîtriser, mais qui ne m’échappait pas, de ce plaisir de partager avec toi ces après-midi d’été au bord de la rivière. Je me souviens de ce premier baiser volé, alors que tu m’accompagnais sur le chemin du retour, de cette barrière qui semblait vouloir garder cette distance réglementaire entre nos corps affamés. Je me souviens avoir filé, le cœur battant, trébuchant sur une canalisation apparente sur le chemin, juste après que nous ayons fait l’amour. Notre première fois qui signifiait pour moi, que rien ne pourrait rompre le charme qui avait opéré. Même au milieu de nulle part, je pensais que tu serais toujours à mes côtés.

Pourtant, au fil du temps, les années nous ont cloisonnés chacun de notre côté, les liens se sont effilochés et nous avons malheureusement divorcé.

*Pas de place pour Ornithorynque.

Les Plumes chez Emilie

Petit jeu d’écriture proposé par Emilie Berd.

Le thème proposé pour la collecte de mots est le suivant : Vert

Voici les mots : Tendre – Jardiner – Émeraude – Rayon – Arbre – RenouveauEspérance Graine – Peur – Chapeau – Danser – Soleil – Mousse – Ménager – Mine .

« Il suffit de croire au Renouveau… »

Du plus profond que je me souvienne, j’ai toujours eu un faible pour les jardiniers. Et celui qui s’agitait devant moi, réveillait toutes mes espérances. Je faisais mine de ne pas le voir, mais je l’observais déjà depuis un bon moment, justement en train de jardiner.

Il paraissait assez grand, portait un large chapeau de paille et taillait avec délicatesse un petit arbre aux feuilles encore tendres.

J’étais fascinée, hypnotisée par ses muscles qui semblaient danser sous sa chemise. Il se tenait là, campé devant moi à agiter ses fesses, les jambes biens ancrées dans le sol.

Je dois vous avouer que si il m’avait invitée à m’allonger à ses côtés sur un lit de mousse, à l’abri du soleil, j’aurais peut-être un peu rougi, mais je n’aurait pas dit non !

C’est alors que cette phrase résonna en moi, comme si c’était hier…

« C’en est d’la graine celle-là ! Elle a peur de rien la gamine ! »

Au même moment, je distinguais furtivement son regard vert émeraude dans un raie de lumière… Un véritable conte de fée me direz-vous !

Hélas, quelqu’un arriva , se saisit brutalement de mon charriot, et m’abandonna , moi et ma monture dans un salon climatisé ou régnait une odeur d’urine mêlée à celle de produits ménagers. Le pire, c’est qu’on m’avait placée dos à la fenêtre.

Ainsi, il en fût terminé de mes phantasmes d’octogénaire…

Les Plumes chez Emilie

Petit jeu d’écriture proposé par Emilie Berd.

Le thème proposé pour la collecte de mots est le suivant : Chocolat

Voici les mots : Broyer – Douceur – Cabosse – Tablette – Emballage – Noir – Suranné – Fou – Déguster – Câlin – Chaud – Prescrire – Pâtisserie – Plaisir

Ersatz…

Alors qu’elle se rapprochait de sa pâtisserie préférée, elle se remémora cette bulle de douceur où elle savourait le bien-être de rester au chaud, aux creux de son épaule, ces moments câlins après l’amour qu’elle aimait temps.

Aujourd’hui, cet amour était devenu complétement suranné.

Après avoir broyé du noir pendant des mois, après avoir pris le temps de panser ses cabosses douloureuses, elle essayait d’appliquer ce qui lui avait été prescrit : prendre du plaisir coute que coute.

Elle se dépêcha de choisir sa tablette, paya rapidement, se sauva, son trésor au fond de son sac. Son rythme cardiaque accélérait au rythme de ses pas.

Une fois à l’abri des regards, elle caressa l’emballage doré. De ses doigts tremblants, elle écarta délicatement le papier, effleurent sensuellement les premiers carrés parfumés. Instantanément, son bas ventre se contracta, laissant monter en elle, comme de chaudes et longues vagues. Elle porta la gourmandise à ses lèvres et commença à la déguster précieusement. Le craquement sous ses dents s’accompagna d’une monté de jouissance. Quand le carré fondit sous sa langue, vous allez trouver cela totalement fou, mais elle laissa échapper un long gémissement de plaisir.

Les Plumes chez Émilie : 03-21

Petit jeu d’écriture proposé par Emilie Berd.

Le thème proposé pour la collecte de mots est le suivant : Carnaval

Voici les mots : Annulation – Élève – Masquer – Monde – Brûler – Beignet – Femme – accueillir – Fou – Oser – Carême – Char – couleur – Culture.

« Comfort food« 

Il venait de recevoir un sms d’annulation :  » Désolée, mais je ne viendrais pas ! « 

Le numéro indiqué lui était totalement inconnu et il se demandait bien qui lui avait adressé ce message et même si il lui était vraiment destiné.

Était-ce une blague de l’un de ses élèves ? Ou bien encore cette femme qui l’avait bousculé à la bibliothèque. Il avait bien remarqué les couleurs à ses joues quand il avait accueilli ses excuses d’un regard froid et distant. Elle lui avait semblé troublée. Comment s’appelle-t-elle déjà ? Char quelque chose… Charline ? Charlène ? Charlotte ? Ne sachant se décider il chassa ses pensées d’un revers de main. Ça le rendait fou… Ses trous de mémoire s’accentuaient de jour en jour et il redoutait l’instant où toute sa culture fileraient entre les méandres de son cerveau et où il ne reconnaitrait même plus le monde où il évolue. Jusque là, il avait réussi à masquer ses absences, mais il se rendait bien compte qu’à force d’avoir brûlé la vie par les deux bouts, il paierait cher ses excès.

Plus il relisait le message, plus il s’agaçait et plus l’angoisse l’envahissait. Il n’osait même pas répondre d’un point d’interrogation.

Aux grands maux les grands remèdes. Pour s’apaiser, il se mit à réciter tel un mantra, ces quelques vers de Maurice Carême…

 » Prenez du soleil
Dans le creux des mains
Un peu de soleil
Et partez au loin ! « 

…Tout en engloutissant, à la fin de chaque quatrain, un de ces beignets ronds, gras et sucrés qu’il avait à portée de mains… Il savait que c’était absurde et que rien ne pouvait lui éviter l’inévitable. De toute façon, il oublia rapidement le pourquoi il en était là.

Je ne teul’fais pas dire !

*Ou Le Petit Monde de Marla

Trame piquée chez Mahie… Si ça vous dit…

Aujourd’hui je me sens : Agacée, contrariée…

Ce matin la première personne à qui j’ai parlé une fois sortie de la maison : Étant déclarée cas contact pour la seconde fois en une semaine, je ne rencontre personne… Même si je m’octroie le droit de sortir Newton en balade 2 x par jour.

Newton , couleur brioche dorée

J’ai été super contente de : Connaître le résultat de mon test covid qui était négatif !

Ça m’a franchement énervée : que ma hiérarchie décide de me refaire tester jeudi prochain, sous prétexte que deux de mes collègues sont positifs, même si je ne les ais pas côtoyés depuis lundi dernier et de loin et avec nos masques respectifs !

Ma conversation/situation surréaliste de la semaine : Avec le conseiller d’Orange pour l’installation de la fibre dans mon village. Il me faisait le gps par téléphone pour retrouver ma maison qui n’a pas de numéro de rue sauf sur son plan à lui… Évidemment, il s’est planté.. Mais le technicien ayant mon numéro de téléphone, il devrait me retrouver.. du moins j’espère !

Je suis grognon : Tout me gave en ce moment… j’ai envie de simplicité ! C’est trop demandé ?

Nan, mais franchement, tu trouves ça normal de/que : tout le monde à le droit de demander un arrêt de travail sur Je déclare Améli, en cas de reconnaissance comme cas contact par la SS qui te dit que tu dois donc garder un isolement strict, sauf soignant ou non-soignant, d’un établissement de santé ou d’un établissement médicosocial.

C’est exquis de : s’autoriser à dormir avec newton qui se cale contre moi dans son sommeil…

Ça me rend extatique : toute cette neige et newton qui s’éclate dedans !

En ce moment je lis : Un ami Fb m’a envoyé 2 Bd, juste parce qu’il m’aime bien… j’ai honte je n’en ais lue qu’une sur 2 pour l’instant…

Je dis « respect » à : Personne. J’ai juste envie de donner un cou de pied dans la fourmilière !

Je ne résiste pas à : Comme je déprimais un peu, (juste un chouia hein !), j’ai commandé une tablette de chocolat au citron (en drive hein !) et je me suis ouvert une bouteille de rosé pour lutter contre ma morosité ( un verre par un verre hein !!)

J’vais t’dire une bonne chose : Et crotte ! (Pour rester polie…)

Dans ma bagnole je n’ai besoin de personne et j’écoute à fond : A la maison…

La pensée hautement philosophique de la semaine : 

Je me taperais bien : Là tout de suite, je suis devant un verre de rosé …

J’ai été raisonnable : Jusqu’à jeudi dernier où j’ai entamé une tablette de chocolat ! Fallait pas m’énerver !

Cette semaine pour la première fois j’ai : Je me suis faite introduire un truc dans le nez (1ère fois de l’année et pas la dernière… mais j’y ai déjà eu droit en 2020 !)

C’est bien la dernière fois que je : Ne jamais dire jamais…

L’émission de tv, de radio, ou l’article de presse qui m’a le plus frappé cette semaine c’est : je regarde la série « Les chroniques des Bridgerton » sur Netflix, c’est cul cul, mais le héro, est bien de sa personne (tout musclé, perdu et gentil dans sa tête) et y a des scènes de sexe, ça fait presque rêver ! (Fallait pas l’écrire ça ?)

Plutôt que d’être assise à mon bureau, là tout de suite j’aimerais mieux : courir la campagne… J’y vais après le déjeuner, avec un masque dans ma besace au cas où je croise quelqu’un !

On ne le redira jamais assez, continuez à prendre soin de vous hein !

Je vous embrasse, mais de très loin !

[projet 52-2021] semaine 03 – Hiver

A l’initiative de «Du côté de chez Ma’» où vous pouvez retrouver les liens des autres participants.

Dimanche 17 janvier…

Voilà Newton, courant, reniflant, bondissant dans cette neige tant attendue… peu de temps avant qu’il ne se décide à suivre une piste dans les fourrés. Pendant plus d’une heure je l’ai entendu aboyer contre je ne sais quoi… Le son tournait autour de moi, s’éloignait, se rapprochait… Puis le silence… Et de nouveau, les aboiements recommençaient à retentir au milieu de mes appels sans écho. Au loin, une chasse et ses chiens sur le versant opposé… Mes pensées à mille à l’heure… Que traque-t-il donc ? Un rat, un lièvre, un chevreuil, un sanglier ? Hé bé… Un sanglier… Va me falloir multiplier les efforts, me déployer et courir vite… Et si il rejoint la chasse au loin ? Non, pas cette option toute aussi dangereuse que celle du sanglier…

La neige le rend zinzin et ses instincts prennent allègrement le dessus sur tout !

Heureusement, l’histoire prend fin quand ce cher Newton se décide enfin à revenir à mes cotés, trempé, la langue pendante… Je crois même qu’il souriait…

Autant dire qu’il s’en ait payé une sacrée tranche le cabot !