Je ne teul’fais pas dire #2!

Piqué chez Mahie !

Aujourd’hui je me sens : Flagada… mais il est 22h31 et je suis levée depuis les 4h30… C’est un peu normal je crois.

Ce matin la première personne à qui j’ai parlé une fois sortie de la maison : mes collègues de la cafet de l’hôpital avec qui je suis allée prendre un petit café avant de vraiment démarrer ma journée de travail.

J’ai été super contente de : d’avoir eu la visite surprise d’un patient pas vu depuis 6 mois, qui est venu terminer un dessin (commencé il y a 10 mois) avant sa sortie définitive. Quand je dis que je sème des graines… C’est vrai ! Parfois elles germent quand on ne s’y attend plus !

Ça m’a franchement énervé de : Non, rien en fait…

Ma conversation/situation surréaliste de la semaine : Y en a pas eu, ou je ne me rappelle pô.

Je suis grognon : quand je souffre toujours, 5 mois après mon intervention du tendon d’achille.

Nan, mais franchement, tu trouves ça normal de/que : Je n’ai toujours pas eu le complément de salaire de mes jours d’arrêt maladie payés à mi-temps… Ça fait 2 mois que j’ai repris le taf quand même ! Heureusement que j’avais un mini bas de laine pour les coups durs !

C’est exquis de : bosser à mi-temps… Si je pouvais j’irai jusqu’à la retraite comme ça ! (sans les douleurs évidemment !)

Ça me rend extatique : de déguster une papillote avec un cœur de guimauve. C’était pas plus tard que ce matin.

En ce moment je lis : Pas grand chose sauf si c’est « obligatoire », du genre compte rendu de réunion… pas top hein ?

Je dis « respect » à : ces bénévoles d’un âge certain qui faisaient la collecte pour la banque alimentaire de la ville voisine.

Je ne résiste pas à : entrer dans tous les magasins pour bébé… Je vais être grand-mère dans 4 mois !

J’vais t’dire une bonne chose : je n’ai pas d’âge ! Tu me crois pas ?

Dans ma bagnole je n’ai besoin de personne et j’écoute à fond : « Homeless songs » le dernier album de Stephan Eicher.

La pensée hautement philosophique de la semaine : C’est quand qu’on attend Noël ?

Je me taperais bien : Un repas en amoureux… mais j’ai pas d’amoureux… c’est ballot hein !

J’ai été raisonnable : Aucunement !

Cette semaine pour la première fois j’ai : C’était il y 15 jours… Suis tombée nez à nez avec un sanglier… Ça compte quand même ? C’était même le 1er de ma vie ! En liberté totale !

C’est bien la dernière fois que je : Ben, là aussi , je sèche…

L’émission de tv, de radio, ou l’article de presse qui m’a le plus frappé cette semaine c’est : La grève de Radio France, grève contre un plan d’économies prévoyant la suppression de près de 300 postes... 299 départs volontairesdu coup, comme j’écoute plus la radio sur la route du travail, je me shoote à Stephan Eicher !

Plutôt que d’être assise à mon bureau, là tout de suite j’aimerais mieux : Me lover sous ma couette, mais c’est chouette parce que ça ne saurait tarder !

Bonne nuit les p’tits loups !

Des mots, une histoire

Sur une proposition d’écriture d’Olivia

Les mots récoltés : régulier – interprétation – indicible – méandres – souvenir – aventure – projet – zézayer – soupir

C’est un petit projet
Mijoté en secret
Qui me fait revenir
Tout plein de souvenirs
D’abord un cœur qui bat
Qui met le branle-bas
Émotion indicible
Avec larmes possibles
C’est neuf mois d’aventure
Pour une progéniture
Une multiplication
Sans interprétation
Pour la célébration
D’une divination
Il va falloir attendre
Contourner les méandres
Un suivi régulier
Et ne rien oublier
Collection de soupirs
Avant de pouvoir rire
Et ne pas zézayer
Devant son arrivée
.

Mon cactus de Noël…

Après lecture d’un billet chez Christian, je suis allée converser avec mon Cactus de Noël. Il trône sur la pierre de cheminée de la cuisine, cheminée qui sommeille toute l’année. Je le possède depuis de nombreuses années, et une fois par an, vers fin novembre, il me ravit de son unique fleur… Jusque là, j’acceptais sa particularité sans sourciller.

Mais vue la floraison du schlumbergera (c’est son nom de scène) de Christian, j’ai donc demandé à mon cactus d’où venait son avarice annuelle.

Sur l’instant, il a fait mine de ne pas comprendre ma question. Mais pour qui se prend-il ce prétentieux ?

Alors j’ai tourné autour d’elle, faisant le paparazzi, la laissant prendre ses poses de starlette, espérant qu’elle ne ferait pas sa pimbêche et qu’elle me dirait, elle, pourquoi elle était la seule, l’unique, la Reine de l’Année ! Là encore, elle aussi a pris une mine boudeuse et est restée de marbre (non pas par mimétisme avec la cheminée, cette dernière étant en pierre de Bourgogne…)

Alors je suis allée me renseigner… Sur Détente jardin, dont voilà un extrait.

Le cactus de Noël, ou schlumbergera en latin, fleurit de la mi-décembre jusqu’à fin janvier. Cette plante grasse de Noël est facile à vivre et vous pourrez la faire refleurir facilement chaque année. Ce cactus d’hiver peut vivre des dizaines d’années, portant toujours plus de fleurs, moyennant quelques précautions toutes simples comme pour la plupart des petites plantes d’intérieur. Ce cactus d’hiver ne formera ses fleurs que s’il est soumis à un manque d’eau passager, de deux à trois semaines. Dès la fin octobre, réduisez donc les arrosages pour laisser les tiges flétrir un peu (elles doivent légèrement se rider, la plante prenant un teint un peu rouge). Dès l’apparition des boutons, aux extrémités, reprenez les arrosages de façon normale.

Nourrissez votre cactus de Noël, en lui apportant un engrais liquide avec l’eau d’arrosage, une fois par mois, de février à septembre.

Rempotez-le tous les 2 à 3 ans : Le schlumbergera peut rester assez longtemps dans le même pot sans souffrir ! Employez un terreau assez léger, et jamais de la terre de jardin pure car cela le ferait pourrir.

Voilà ! Si vous aussi votre Schmilblick de Noël fait le fier et fleurit à minima, c’est peut-être par excès d’eau et/ou manque d’engrais !

A bon entendeur !

Atelier d’écriture 350 : Bric à Book

@helloschmitt

Proposition d’écriture de Bric à Book à partir de cette photo.

La thématique interdite : la mer.

Le K-way rouge

Je me souviens encore du jour de cette photo… C’était les vacances et nous devions aller visiter Les marais salants de Guérande. Du moins, c’est ce que notre père avait décidé, même si le ciel était plus proche du « Noir Fumisterie » que du bleu outre-mer.

Bref, nous devions donc suivre les consignes vestimentaires qui se résumaient au port de survêtement et K-way obligatoire. Même si la tenue était en adéquation avec le lieu et la météo, pour ma grande sœur alors âgée de 14 ans, c’était la honte du siècle et l’humiliation était totale. « Plutôt mourir que de porter ces infamies ! « .

C’est donc la mort dans l’âme et des larmes plein les yeux, qu’elle nous accompagna pour cette virée.

Je me souviens qu’elle traînait ses baskets autour des bassins et qu’elle ne semblait pas profiter du paysage grandiose qui nous entourait.

Ce jour là, notre père pris un malin plaisir à la rabaisser, encore et encore. Pour ajouter à son humiliation, il décida de photographier les différentes mines boudeuses de ma sœur. La pauvre n’eut comme seule ressource pour échapper à ce piège que de porter toute la journée la capuche de son K-way rouge tentant de camoufler ses émotions et sa honte.

En fin d’après-midi, le ciel se dégagea enfin et il fût décidé d’une balade sur le chemin des douaniers. Ma sœur tenta de s’isoler au bord de la falaise. Alors qu’elle était là, à fixer un point invisible à l’horizon, notre père revint à la charge avec son appareil. Alors qu’il prenait la énième photo, ma sœur exaspérée, hurla et menaça de se jeter du haut de la falaise.

Le regard noir, mon père l’attrapa violemment par le bras et la ramena manu-militari à la voiture.

Je crois qu’à partir de ce jour, le sentiment de haine qui émanait de ma sœur sur le retour, ne l’a plus jamais quittée…

Newton, Marla et le sanglier…

Chemin faisant, quelle ne fût pas notre surprise de voir débouler d’un buisson, tout groin pointé en avant, un sanglier, que à première vue, j’évaluais à 3 Newton… La bête noire et velue semblait encore plus effrayée que moi !

Quant à newton, un peu surpris, il se mit à lui aboyer dessus. Je ne suis pas spécialiste en sanglier, et pour ma part, il s’agissait d’un jeune… Mais qui dit jeune, dit bande de jeunes et leur maman ! Et une maman, ce n’est jamais très cool quand elle croise de l’humain sur son chemin… Planquée derrière mon téléphone (qui me sert psychologiquement d’écran protecteur en cas de coup dur), j’ai pris 2 / 3 clichés et on a détalé sans demander notre reste ! J’étais mitigée quant à la conduite à tenir… Faire de la délation auprès des chasseurs du Village Perdu, ou faire comme si je n’avais rien vu, espérant épargner la vie du dit sanglier, mais au risque peut-être de laisser la bête provoquer un accident… J’ai décidé de terminer notre balade matinale, et de me faire offrir un café chez mon cantonnier préféré (je n’en connais qu’un, mais c’est quand même mon préféré).

De un, ce sanglier serait plutôt un mâle adulte et solitaire étant donné qu’il a deux défenses, et pas de rayures sur le dos…

De deux, le café était excellent et mes questions civiques et existentielles se sont dissipées durant ma visite.

De trois, je ne crois pas que les chasseurs aient besoin de moi pour faire un carnage et le sanglier avait sans doute rebroussé chemin du côté des bois plutôt que du coté village, ou même peut-être était-il encore dans le buisson à attendre la nuit pour en sortir…

S’il a été épargné, j’espère qu’il se souviendra de nous si nos chemins se croisent à nouveau.


En attendant, Newton récupère de sa 1ère rencontre avec un sanglier…

Des mots, une histoire : récolte 27

Sur une proposition de jeu d’écriture d’Olivia

Les mots récoltés : invalide- dualité – espoir – rencontre – kangourou – étincelle – pique-assiette – vestiges – défi

Ce soir là, nous avions tous bien bu, bien fumé, et après avoir consumé nos ardeurs avec une rencontre d’une nuit, nous avions décidé de terminer la soirée chez une vague connaissance qui allait probablement nous coller l’étiquette de pique-assiette de l’année.

Sur le chemin, je ne sais pas lequel d’entre nous a lancé ce défi stupide de traverser le Boulevard des Invalides les yeux bandés, en faisant des bons de kangourou, mais aucun de nous ne fit appel à cette notion interne de bien et de mal, toute dualité étant anesthésiée par nos consommations excessives des dernières heures.

Nous tenant par la main, nous entamions donc notre traversée, sans même tenir compte de la circulation clairsemée certes, mais existante.

Aucun de nous n’eut cette étincelle de raison qui nous aurait stoppée net dans notre élan. Nous n’avons pas fait appel non plus, à cette note d’espoir d’arriver entier sur l’autre rive.

Nous étions jeunes, fous, désinhibés, hors réalité et Invincibles !

L’agent de régulation de nuit, chargé de récupérer les Vélib’ abandonnés, distingua à peine nos silhouette avant de nous faucher avec sa camionnette.

Quand les secours arrivèrent, ils se confrontèrent aux vestiges d’une jeunesse désœuvrée, blasée, désabusée et surtout sans vie.

Atelier d’écriture 349 : Bric à Book

@The joy of film

Proposition d’écriture de Bric à Book à partir de cette photo.

Pour cette fois, pas de thématiques interdite !

Affaire classée

C’est alors que je faisais du tri dans les archives de la sous-préfecture, que cette photo s’échappa d’un épais dossier. Derrière, il y avait inscrit 4 matricules et une date : 14 juillet 1935.

Quatre matricules, quatre destins , quatre amies, les mains bientôt nouées par le crime.

Ces quatre jeunes femmes avaient toutes été placées à la même période, à l’Orphelinat Mutualiste vers l’âge de 9/10 ans, pour la raison suivante : Situation dangereuse et malheureuse.

Toutes les quatre avaient eu une enfance violentée et bafouée.

A gauche sur la photo, on y voyait le Matricule 62530, Jeanne la Fatale, accusée du meurtre de sept jeunes hommes âgés de moins de 25 ans, qui avaient tous péri de mort lente par hémorragie suite à une castration. Jeanne avait une soif de vengeance contre tout ce qui portait pénis et qui avait tenté de la séduire. Il était stipulé que les sept victimes portaient un prénom identique, celui d’un oncle de Jeanne.

Punis de la peine capitale, Jeanne fût guillotinée à l’aube du 17 novembre 1936.

A sa gauche, Matricule 62629, se trouve Arlette la Muette. Elle aussi fût accusée de meurtre pour avoir empoisonné son maître d’apprentissage avec de l’arsenic. Elle avait ensuite découpé le corps de la victime pour le cuisiner et le servir en repas à son épouse.

Il est écrit que la criminelle a été abattue le jour de son interpellation par les forces de l’ordre.

Ensuite, vient le Matricule 62280, Hélène la Gangrène, accusée de meurtre et de « maricide ». Alors que son époux la forçait à se prostituer et que sa belle-mère l’incitait à s’alcooliser entre deux passes, Hélène, pour mettre fin à son calvaire, s’était immolée par le feu après avoir poignardé son compagnon. Trois personnes de la belle-famille périrent dans l’incendie en plus de la criminelle.

Enfin, à gauche, Matricule 62836, Betty l’Ange Noir, infirmière de métier, accusée d’avoir empoisonné une trentaine de patients, toutes par injection létale de morphine. Ses motivations ? Elle scandait à tue-tête qu’elle était la fille de Satan !

Elle aussi fût condamnée à mort et exécutée peu de temps avant sa sœur de cœur Jeanne.

Pourtant, sur cette photo, le quidam moyen aurait reconnu quatre jeunes femmes épanouies et joyeuses, de futures bonnes épouses et futures bonnes mères…

Pour les jurés, elles avaient tué à mains nues, utilisé la ruse et la séduction et ils avaient refusé de leur reconnaitre de quelconques troubles psychiatriques. D’ailleurs, cette photo était bien la preuve qu’elles se portaient bien !

Médusée, je rangeais soigneusement la photo dans l’épais dossier que je classais définitivement.