Newton, Marla et Achille…

Newton, c’est mon poilu à 4 pattes préféré, Marla, c’est moi et Achille, c’est ma petite fragilité associée à mon talon gauche. Il y a encore quelques temps, il aimait se rappeler à mon bon souvenir quand je forçais un peu lors de nos grandes balades. Il avait toujours son mot à dire… Mais depuis que le chirurgien a décidé de le renforcer, je crois bien qu’il lui a également renforcé son égo… Surdimensionné il est devenu ! Et maintenant, ce cher Achille n’arrête pas d’en rajouter et impossible de lui rabattre son caquet… Il est présent, de jour, comme de nuit, que je le sollicite ou non !

Mais qu’à cela ne tienne, je continuerai, en rampant s’il le faut, à crapahuter dans la campagne environnante de mon village perdu…

Voilà en images, une toute petite partie de ma récolte du jour…

Juste joli…
Invasion…
Magie dans la pierre
Sucre en transparence…

Newton, Marla et Achille… De retour vers le village perdu…

Des mots, une histoire

Sur une proposition d’Olivia

Les mots récoltés : tapis – parking – araignée – avalanche – port – bouteille – bulle – préférence

J’avais vraiment eu du nez quand j’avais récupéré ce vieux tapis abandonné près des poubelles sur le parking d’Auchan. Grace à lui, j’avais pu isoler mon couchage du sol, qui, avec les pluies d’automne devenait de plus en plus en humide. Ma préférence aurait été de trouver un matelas, mais comme me disait ma grand-mère  » A bonne fortune, bon cœur ! »

J’avais l’impression d’être dans ma bulle. Oh, ce n’était qu’une simple tente igloo bien défraîchie, mais en comparaison à la voute céleste, c’était le Paradis ! Elle me protégeait des intempéries, des voyeurs et de ces horribles « araignées mangeuses d’hommes ».

J’avais aussi récupéré une vieille bâche qu’un pêcheur du port m’avait cédé contre quelques faveurs. j’avais accepté, après avoir englouti quelques bouteilles de bière, l’avalanche de grossièretés qu’il scandait pendant qu’il me besognait violemment.

Aujourd’hui, j’étais en vie, presque au chaud, et peu importe le prix à payer pour ce qui me paraissait être un luxe.